Un candidat sérieux à la franchise veut ouvrir dans une ville où votre enseigne n’est pas encore présente. Vous avez vingt jours avant la signature pour lui remettre son document d’information précontractuel, et ce document doit porter l’état local de marché de sa future zone.
Que vaut ce secteur, au juste ? Combien de ménages, quel pouvoir d’achat, quels concurrents à trois cents mètres, quel passage devant la vitrine ?
L’ELM répond à ces questions, et il engage bien plus que la signature du jour. Un état local de marché trop mince décourage un bon candidat. Un état local de marché inexact fragilise le contrat, et se retourne contre le réseau des années plus tard.
La loi fixe le cadre, le candidat fixe le niveau d’exigence, et les données font le reste. Data Expertise assemble les trois depuis une simple adresse.
Qu'est ce qu'un état local de marché ? (ELM)
L’ELM ou l’état local du marché est un rapport qu’un franchiseur doit « impérativement » remettre à un candidat à la franchise. De la même façon que l’état général de marché, l’état local de marché est un composant essentiel du DIP ou Document d’Information Précontractuel imposé par la loi Doubin prévu dans l’article L330-3 du Code du Commerce.
À noter que cette loi entre en vigueur dès qu’une personne ayant la qualité de franchiseur met à la disposition d’une personne un nom commercial, une enseigne, une marque en contrepartie d’un engagement d’exclusivité ou de quasi-exclusivité.
Au moins une vingtaine de jours avant la signature d’un contrat, un Document d’Information Précontractuel qui contient les informations franches doit être remis à un aspirant franchisé pour qu’il puisse s’engager en toute connaissance de cause. Passer outre cette obligation expose le franchiseur à une amende de 7 500 € et peut entraîner la nullité du contrat de franchise.
Pour recruter de nouveaux franchisés, le franchiseur doit donc passer par cette phase, mais comment réaliser un état local de marché ? Avant d’en venir à l’étape de la réalisation proprement dite, il convient d’abord d’étudier les subtilités qui entourent l’état local du marché.
Concrètement, qu’est-ce qu’un état local de marché ?
Pour mieux comprendre l’état local de marché, il convient de revenir sur la définition de chaque mot ou groupe de mots qui compose l’expression.
L’état
Ici, l’état est à comprendre dans le sens de descriptif. Il s’agit de toutes les informations pertinentes qui seront utiles au candidat à la franchise.
Dans ce contexte, il appartient au franchiseur de procéder à la réalisation de l’état du secteur qu’il propose à ses futurs franchisés. Il a le devoir de conforter les données de cet état qu’il a réalisé par d’autres études si besoin. Le but n’est pas tellement de convaincre le futur franchisé d’adhérer au groupe, mais de lui assurer la pérennité de ses activités pour les années à venir.
Le marché
Le marché est un terme qui regroupe l’ensemble du public :
- acheteurs,
- clients,
- futurs clients,
- consommateurs réguliers,
- distributeurs,
- fournisseurs,
- prescripteurs
- et concurrents.
Toutes les entités susceptibles d’exercer une influence sur les ventes du produit ou du service devront être mentionnées dans le marché, aussi infimes soient-elles.
La localité du marché
La localité du marché n’est autre que la zone dans laquelle l’entreprise doit être implantée, mais pas uniquement. Elle concerne également l’état général du marché à l’endroit même où le futur franchiseur compte se lancer.
La somme de ces trois groupes de mots forme l’état local du marché, et si l’on devait le définir d’une manière simpliste : il est l’ensemble des informations brutes et objectives qui est relatif à la situation sociale, économique et démographique de la zone octroyée au candidat à la franchise.
Il s’agit donc d’un document informatif élaboré en temps réel de la zone d’activité dans laquelle sera installée la future entreprise.
Cet état local de marché doit rassembler toutes les informations non truquées concernant le marché des produits ou des services inhérents à la franchise concernée, dans la zone géographique où l’aspirant franchisé compte s’établir. En théorie, la zone d’exploitation est celle de la chalandise identifiée pour la possible activité.
L’état local de marché : en quoi est-il utile ?
Il importe de rappeler que l’état local de marché doit impérativement figurer dans le DIP. En aucun cas il ne peut faire l’objet d’une dispense de communication. Les défectuosités et les anomalies d’un état local de marché ne vont pas « de facto » l’emporter sur la nullité d’un contrat, mais elles auront de quoi décourager un candidat sérieux à adhérer à une franchise.
Les informations décisives pour le candidat
Les informations qui sont fournies dans l’état local de marché sont déterminantes pour un futur franchisé. Ces indications lui permettront de prendre des décisions sur l’entreprise qu’il envisage de lancer sous votre nom. Maîtrisant parfaitement son secteur, le franchiseur devra agrémenter son état local de marché avec des informations utiles et pertinentes.
En tout état de cause, l’état local de marché va lui permettre de connaître :
- Le budget nécessaire à la création de l’activité
- L’attractivité commerciale de votre franchise
- Les perspectives réelles de développement
- La faisabilité du projet
L’état local de marché va influer sur la volonté du futur franchisé à vous choisir comme franchiseur.
C’est pour cette raison qu’un franchiseur doit réaliser un état local de marché à la fois convaincant et objectif, notamment lorsqu’il n’est pas encore présent dans la région visée. La moindre erreur, imprécision ou fumisterie dans un état local de marché et surtout dans le DIP est capable de freiner un futur franchisé dans son élan. La toute petite zone d’ombre peut le dissuader de signer avec vous.
Aussi, le franchiseur doit être capable d’apporter les compléments d’information et les éléments qui seront utiles à la prise de décision du futur franchisé.
Un document qui engage la crédibilité du réseau
Un état local de marché monté comme il se doit est un pas décisif dans la sélection d’un candidat de valeur. Ce dernier aura en sa possession toutes les informations qui lui permettront de développer puis de pérenniser son activité et donc de profiter au maximum de la renommée de la franchise.
Il s’agit donc d’une démarche gagnant-gagnant pour le franchiseur et le franchisé.
La crédibilité d’une franchise ainsi que le succès de sa future implantation dans une zone où elle n’est pas encore présente dépendent grandement du Document d’Information Précontractuel qui est imposé par le législateur.
Mener à bien, un état local de marché exhaustif est la preuve de l’ambition du franchiseur de s’étendre et d’attirer des franchisés qui souhaitent exercer une activité sous son nom.
En vos qualités de franchiseur, l’état local de marché est la pierre angulaire de votre activité. Minorez-le, et vous disparaitrez, car un franchiseur sans aucun franchisé a-t-il encore une raison d’être ?
Pour effectuer un état local de marché, de nombreuses solutions s’offrent aux franchiseurs. Ils peuvent faire faire des enquêtes de proximité qui sont longues et fastidieuses à mettre en œuvre (bien qu’elles soient toujours aussi efficaces) ou utiliser des outils et des programmes numériques de pointe tels que notre solution d'état local de marché (ELM) automatique.
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Comment réaliser un état local de marché bien ficelé ?
L'analyse géomarketing
Venons-en maintenant à la partie pratique de l’état local de marché. Si vous vous demandez comment faire un état local de marché, la réponse est en fait toute simple. Un état local de marché doit avant tout passer par une étude géomarketing de l’activité proposée par le franchiseur.
Un état local de marché n’a aucune chance de séduire un candidat à la franchise sans une étude géomarketing poussée. Cette dernière a pour mission d’offrir une représentation spatiale, concise et éclairante des données sociodémographiques, économiques et géographiques de la zone.
Le géomarketing présente l’avantage de s’adapter aux nombreuses spécificités des métiers de tous les secteurs d’activités existants. Cette étude géomarketing est primordiale dans la mesure où elle concourt à la lisibilité d’un document. Elle doit alors représenter des informations statistiques qui sont inhérentes :
- Au baquet d’emploi et de vie : ici, il est question des caractéristiques de la population et de l’achalandage, de leur pouvoir d’achat, du taux de chômage, du taux d’activité, du revenu moyen par foyers.
- Aux activités de la franchise proprement dite : zone de chalandise, zone d’attractivité potentielle, les emplacements de vente.
- À la concurrence : où se trouvent les concurrents directs et indirects ? Comment sont structurés leurs réseaux ?
Pour être plus précis, cette analyse géomarketing doit prendre en compte :
- Le typage de la clientèle : âge, sexe, classes et divisions socioéconomiques
- La concurrence : nombre d’enseignes opérant dans le même secteur, adresse des concurrents, tarif pratiqué par les concurrents et si possible le chiffre d’affaires.
- L’estimation du nombre de prospects sur la zone d’activité : combien de personnes sont susceptibles de solliciter les services de l’entreprise une fois qu’elle sera opérationnelle.
- Les caractéristiques géographiques et économiques de la zone : il est question de la densité de la population, du niveau de vie, des revenus, des dépenses des ménages et du marché théorique global. Tout cela doit être complété par les principaux axes logistiques comme les routes, les voies ferrées.
Des données récentes et des sources identifiables
Ces informations doivent être récentes. Elles doivent dater de moins de 24 mois et leurs sources doivent être identifiables. Une énorme partie de ces données sont disponibles dans les bases statistiques de l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE).
Le rapport doit être illustré avec des graphiques, des tableaux, des cartes pour que le futur franchisé puisse comprendre rapidement cet état local de marché. Lorsqu’il aura assimilé le contenu du dossier, le futur franchisé pourra entamer les prochaines démarches qui mèneront à la concrétisation de son projet.
Pour qu’un état local de marché soit facilement compréhensible, le franchiseur devra utiliser des outils comme des logiciels de cartographie statistique.
Même les personnes non initiées à ces logiciels pourront créer d’une manière autonome des « Wizards » qui consistent à superposer des couches d’informations les unes sur les autres dans l’objectif de générer des cartes qui ne mentionnent que les données les plus pertinentes.
Si l’état local de marché séduit le franchisé, il pourra demander une étude de chalandise et une étude de marché.
En quoi l’état local de marché est-il différent de l’étude de marché ?
Il ne faut surtout pas confondre état local de marché et étude de marché. Si un état local de marché découvre la situation actuelle d’une zone, une étude de marché a pour objectif de définir la part de marché qu’une activité est susceptible de s’octroyer.
L’étude de marché est l’étape qui suit l’état local du marché, mais à la différence de ce dernier, celle-ci est facultative. En termes clairs, le franchiseur n’est pas tenu de réaliser une étude de marché pour le candidat à la franchise. Elle peut être à l’initiative du franchiseur, du franchisé ou des deux ensembles selon commun accord.
L’étude de marché a pour finalité l’accompagnement du porteur de projet dans son processus de prise de décision.
En général, une étude de marché sert à récolter des informations de la même façon que l’état local de marché. D’ailleurs, les éléments qui vont être étudiés sont similaires pour les deux projets.
Il s’agit d’opérer des :
- Relevés des zones chalandise
- Relevés du nombre de la population
- Relevés de l’évolution de la population
- Relevés des niveaux de revenus
- Relevés de l’état de la concurrence
- Relevés du marché théorique global
- Relevés du chiffre d’affaires potentiel du projet
Toutes les informations obtenues seront ensuite triées, traitées et analysées sous différents angles dans le but d’en tirer des recommandations.
Dans la majorité des cas, le résultat d’une étude de marché fournit des éléments chiffrés qui permettront de déterminer les possibles chiffres d’affaires réalisables sur une durée précise (à échéance donc).
Cette étude sert de base à la prise d’une décision concernant la réalisation ou non d’un projet. Une étude de marché est donc un socle pour toutes les actions commerciales et marketing à venir.
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En quoi l’état local de marché est-il différent de la zone de chalandise ?
Pour rappel, l’état local de marché doit décrire selon les besoins de l’enseigne, les différents aspects de l’environnement ayant une influence sur le niveau d’activité de l’unité franchisée.
Il s’agit donc d’un document synthétique qui s’organise en deux parties. Il doit présenter une partie cartographique et une partie donnée qui fournit une compréhension globale du marché local.
Pour arriver à ce résultat, le franchiseur devra effectuer diverses études dont la plus importante est celle de la zone d’influence théorique du point de vente ou du service. Cette étude va déterminer en premier lieu la zone d’influence ainsi que les sous-zones qui sont délimitées en isodistance ou en isochronie.
La zone d’influence et ses sous-zones
La zone d’influence, communément appelée zone de chalandise est par définition l’espace-temps à l’intérieur duquel va se réaliser pas moins de 80 % du chiffre d’affaires de l’activité.
L’analyse poussée de la zone de chalandise couvre les mêmes indicateurs que l’état du marché local, mais en prime, elle intègre un plus grand nombre de variables qui vont faire l’objet d’un calcul. Seront donc évalués, le marché théorique du projet et le marché potentiel du projet.
Le marché théorique du projet
Lorsqu’on réalise une étude de marché théorique, ce sont les niveaux de consommation, les dépenses ainsi que les conditions d’achat des biens et services qui sont analysées.
Le marché théorique de la zone est calculé à l’Iris suivant la formule suivante :
Le marché théorique d’un Iris
Ménages présents
dans la zone
Dépense moyenne
nationale, par ménage
Indice de consommation
propre à la zone
Marché théorique
de l’Iris, en euros
L’évasion et l’invasion commerciales viennent ensuite corriger ce montant.
C’est ainsi que l’on obtient un chiffre approximatif du volume de la consommation des ménages présents dans la zone.
Une partie des dépenses peut être effectuée à l’extérieur de la zone de chalandise par les personnes qui habitent dans la zone, c’est ce que l’on appelle l’évasion commerciale. Il se peut également que les achats soient réalisés par des personnes qui n’habitent pas dans ladite zone, c’est ce que l’on nomme l’invasion commerciale.
L’existence de ces paramètres fait que le calcul du marché théorique doit faire l’objet de quelques ajustements. Un franchiseur peut enrichir cette étude en effectuant des enquêtes d’intérêts, d’opinions et surtout de comportements d’achats.
Le marché potentiel du projet
Le marché potentiel du projet est calculé suivant un modèle mathématique. L’objectif étant d’estimer la probabilité pour un consommateur d’aller faire ses courses dans votre point de vente plutôt que dans un autre dépendamment des variables d’utilité.
Ce modèle va se mettre à considérer que l’attractivité d’un point de vente est corrélative à sa taille, mais inversement corrélative à sa proximité avec les consommateurs et à l’importance des concurrents.
La pérennité de l’activité sera donc pondérée par divers facteurs endogènes tels que :
- la puissance concurrentielle de l’activité,
- la publicité,
- les stratégies marketing
- et la qualité de la gestion de l’activité.
Dans le cas où les données réseau ne sont pas suffisantes, il est toujours possible de procéder soi-même à l’établissement de son propre concept. Le but sera d’estimer le marché potentiel du projet.
Peut-on se fier uniquement aux données fournies dans l’état local de marché ?
L’état local de marché transmet des données brutes sur une activité dans une zone précise. En tout état de cause, qu’importe le mérite et la pertinence d’un état local de marché transmis à un candidat, ce document ne sera jamais suffisant pour prendre une réelle décision, mais il reste un levier très important.
La décision d’adhérer ou non à une franchise ne saurait dépendre uniquement de cet état. En clair, il n’est qu’un élément qui influence la prise de décision.
Le franchiseur doit se tenir à la disposition du franchisé pour lui fournir de plus amples détails sur le marché en question. Un approfondissement sous la forme d’une étude de marché ou une étude de chalandise sera de rigueur.
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Lancer l’expertise depuis l’adresse du futur point de vente
Dans Data Expertise, tout part d’une adresse et d’une activité. Vous choisissez le type d’étude, puis vous saisissez l’adresse envisagée et le métier prévu. Data-B assemble le rapport à partir des bases SIRENE, IGN et INSEE, sans que vous ayez à récupérer une seule donnée vous-même. Un interrupteur « Convertir en ELM » figure en haut de l’écran, et bascule l’expertise dans le format attendu pour un DIP sans repasser par la saisie.
Le contenu du rapport, section par section
Le sommaire compte vingt-sept entrées, de la couverture aux sources. Entre les deux :
- la présentation du quartier et de son activité
- la concurrence proche et les générateurs de flux
- la densité du flux piéton et du flux voiture
- la présentation de la rue et de son tronçon
- trois paliers de zone de chalandise avec leur concurrence
- cinq pages démographiques
- la synthèse et les sources
Une vingt-huitième section s’ajoute quand l’activité renseignée déclenche une page métier, l’étude du trouble de la vision pour un opticien par exemple.
Les entrées marquées « Modifier » s’ouvrent pour être ajustées à la main, utile le jour où vous connaissez un concurrent que la base n’a pas encore enregistré. La liste des concurrents d’un palier s’édite alors directement :
- ajout d’un concurrent
- suppression par une croix
- correction d’une donnée
- réordonnancement par glisser-déposer
La méthode hors application, elle, est détaillée dans notre guide pour générer un ELM.
La synthèse, du quartier au tronçon de rue
La dernière page redescend du plus large au plus fin :
- le quartier, avec sa population et son revenu moyen annuel
- la rue, avec sa longueur et son nombre de commerces
- le tronçon, borné en numéros de rue
Chacune reçoit une note en étoiles sur la concurrence, la commercialité, le nombre d’entreprises et le nombre d’employés. Un tableau de turnover répartit en plus les créations d’entreprise par ancienneté, de moins de trois ans à plus de neuf ans.
Une précaution avant d’envoyer le rapport à un candidat, la colonne Total du bloc de zone de chalandise additionne les trois paliers et compte donc trois fois le centre. Le bassin réel est celui du palier le plus large. Citez le palier, jamais la somme.
Le flux piéton, la page que le candidat ouvre en premier
Un candidat qui se projette devant une vitrine se demande d’abord combien de personnes passent devant. Data-B note la rue sur cinq étoiles, puis distingue les flux :
- le flux shopping
- le flux résidentiel
- le flux travailleur
Deux encadrés donnent une estimation basse et une estimation haute, par heure et par jour, et un dernier bloc classe les rues voisines en étoiles. Le candidat compare alors votre emplacement à ceux qu’il a visités lui-même.
L’état local de marché ne calcule pas le prévisionnel du candidat
Rien n’oblige un franchiseur à transmettre des comptes d’exploitation prévisionnels, et Data Expertise n’en calcule aucun. Le rapport livre les données qui nourrissent un prévisionnel, le candidat l’établit avec son expert-comptable.
Cette limite protège aussi votre réseau, puisqu’un franchiseur qui fournit des prévisionnels engage leur sincérité.
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Vos questions sur l’ELM, l’état local de marché
Les bases de l’INSEE et de l’IGN sont ouvertes, donc oui sur le papier. Les assembler à l’échelle d’un quartier, les mettre en cartes et les tenir à jour prend en revanche plusieurs jours par emplacement, un rythme intenable dès que votre réseau ouvre plusieurs points de vente par an.
Le franchiseur. La loi lui impose de remettre le document d’information précontractuel au moins 20 jours avant la signature, et l’état local de marché en fait partie. Le candidat garde la liberté de mener sa propre étude de marché pour recouper ces données.
Le premier décrit le marché national du concept et ses perspectives, le second la zone précise que le franchisé se verra confier. Les deux figurent au document précontractuel et se lisent ensemble, comme le détaille notre article sur la loi Doubin.
Non, rien ne l’oblige à le faire, et le candidat établit ses comptes prévisionnels avec son expert-comptable. Un franchiseur qui en fournit malgré tout doit les rendre sincères et sérieux, et sa responsabilité peut alors être engagée. Transmettre les données brutes protège mieux le réseau.
Une amende de 7 500 € sanctionne le défaut de communication du document d’information précontractuel. Le manquement peut aussi entraîner la nullité du contrat de franchise, soit la perte du franchisé et de l’emplacement.

Je suis spécialisé dans la data immobilière, l’analyse de marché et l’étude des zones de chalandise.
J’accompagne depuis plusieurs années les professionnels de l’immobilier commercial et du retail dans l’exploitation de données et la mise en place d’outils d’aide à la décision.



